20 juin 2018

Colloque 2011

Les pratiques de formateurs de stagiaires, 23-25 novembre 2011.

Après trois colloques sur les stages en formation à l’enseignement tenus successivement à l’Université du Québec à Trois-Rivières de 2000 à 2002, l’Association pour la formation à l’enseignement (AFORME) est née officiellement en 2003, pour répondre à un fort besoin de dialogue manifesté par des formateurs de stagiaires en enseignement et pour les aider à briser leur isolement professionnel. Il est devenu évident que ce dialogue devait s’inscrire dans la durée pour soutenir la construction d’une identité professionnelle originale émergeant dans un espace d’intervention entre milieux de pratique et milieux universitaires de formation. Depuis la création de l’AFORME, trois autres colloques (Sherbrooke, 2004; UQO, 2006; UQAC, 2008) ont été organisés et ont permis de poser de mieux en mieux, par la réflexion et par la recherche sur les pratiques de formation, les enjeux de l’apprentissage de l’enseignement en situation de stage.

La formation de stagiaires est présente dans de nombreux autres domaines que l’enseignement. Peu importe la profession à laquelle ils sont associés, les formateurs de stagiaires se trouvent à la fois à proximité des pratiques et en distanciation théorique dans la relation éducative qu’ils établissent avec les futurs professionnels. En ce sens, ils jouent un rôle unique, souvent apprécié par les stagiaires, mais encore mal défini, notamment dans son rapport aux deux milieux de formation. L’AFORME considère que le temps est venu d’élargir les débats qu’elle tient sur le rôle et les pratiques des formateurs de stagiaires depuis dix ans. Elle souhaite poursuivre la quête de repères identitaires en proposant à des formateurs de stagiaires intervenant dans d’autres professions que l’enseignement de se joindre à son prochain colloque, qui aura lieu du

23 au 25 novembre 2011 au Centre des congrès de l’Hôtel Delta de Sherbrooke.

Afin de faire face aux défis d’un dialogue interprofessionnel et en raison de la transversalité des pratiques effectives, un certain nombre de professions, en plus de l’enseignement, ont été ciblées pour cette rencontre : les autres professions d’éducation, le droit, le travail social, la psychologie, le génie, les sciences infirmières et la médecine.

Objectifs

  • Élargir à d’autres professions que l’enseignement la réflexion sur l’accompagnement de stagiaires.
  • Identifier des enjeux communs à plusieurs professions relativement au rôle des formateurs de stagiaires.
  • Formuler des repères partagés au regard des pratiques des formateurs de stagiaires.

Ateliers et communications

Comme son titre l’indique le colloque sera centré sur les pratiques des formateurs de stagiaires. Les ateliers de discussion et les communications seront structurés autour de six types de pratiques habituellement présentes en situation de stage : 1) l’observation, 2) la rétroaction, 3) l’évaluation des compétences, 4) la différenciation, 5) l’établissement de liens cours-stages et 6) la collaboration.

1 – Les pratiques d’observation
Observer les stagiaires, c’est prendre note des manifestations des compétences professionnelles à développer, mais aussi porter attention aux objets reliés aux savoirs, savoir-faire et savoir être propres à la profession. Qu’il s’agisse d’activités observées pendant ou en préparation aux stages, quels sont ces objets d’observation? Sont-ils décidés à l’avance? Sont-ils modulés selon les stages?
2 – Les pratiques de rétroaction
Que ce soit à la suite d’observations faites sur le lieu même du stage ou à partir d’enregistrements vidéo, que la rencontre ait lieu en direct ou à distance, le retour sur l’action est une composante centrale du rôle de formateur de stagiaires. Selon les circonstances et les besoins, il leur faudra questionner, suggérer, commenter, apprécier, conseiller et écouter, afin de soutenir une réflexion professionnelle. Comment s’effectue cette rétroaction? Quelle est l’importance accordée aux normes de la profession lors de ces rencontres? Quelle place est laissée aux stagiaires dans l’analyse de leur pratique? Quel climat relationnel est établi?
3 – Les pratiques d’évaluation des compétences
Un des paradoxes inhérents à la situation de stages est qu’ils sont à la fois le lieu du développement et de la démonstration des compétences professionnelles. Les formateurs de stagiaires peuvent-ils concilier un rôle d’aide et un rôle d’évaluation au regard des compétences? L’apprentissage en stage est également caractérisé par une grande variabilité de contextes, au sein d’une même profession. Comment prendre en compte cette variabilité pour une évaluation valide et équitable des compétences?
4 – Les pratiques de différenciation
La différenciation en contexte de stage concerne autant le milieu que les caractéristiques du stagiaire. Ce dernier arrive en stage avec son bagage, son parcours personnel, sa personnalité, ses valeurs. Dans un contexte d’exigences collectives communes aux stages, comment tenir compte de la singularité du stagiaire? Comment aider le stagiaire à construire son identité de futur professionnel? Comment allier ces caractéristiques personnelles aux exigences nécessaires à la profession?
5 – Les pratiques d’établissement de liens cours-stages
Les diverses professions ont des rapports différents aux savoirs scientifiques. Parfois, ceux-ci peuvent prescrire les pratiques, parfois offrir un ensemble de suggestions parmi lesquelles le praticien doit choisir, parfois ils sont simplement source de réflexion sur les pratiques. Les stages peuvent ainsi être définis comme des lieux d’application de savoirs théoriques ou des lieux de reconstruction de ces savoirs en contexte. Quel est le rôle des formateurs pour soutenir l’établissement de liens entre les cours et stages ? Quels dispositifs peuvent le favoriser ?
6 – Les pratiques de collaboration
La formation du stagiaire alterne entre le milieu universitaire et le milieu de pratique. Pour assurer une transition harmonieuse d’un milieu à l’autre, un discours commun et des attentes claires entre formateurs semblent essentiels et exigent une collaboration mutuelle, voire une concertation. Quelles sont les exigences de cette collaboration? Quels sont les buts communs des formateurs? En quoi les savoirs de l’un contribuent-ils à ceux des autres? En quoi sont-ils complémentaires?

Renseignements importants

Dates : Du mercredi 23 novembre 17h00 au vendredi 25 novembre 16h00

Endroit : Centre des Congrès de l’Hôtel Delta de Sherbrooke – 2685 King Ouest Sherbrooke – tél. : 819-822-1989

Coûts : 250$. Cette somme inclut le banquet du jeudi soir, les deux dîners, les collations ainsi que les frais d’adhésion à l’AFORME.

Inscription : La période d’inscription débutera à la fin de mai. Les informations à ce sujet seront disponibles sur le site Web de l’AFORME www.aforme.org. L’appel de communications se fera à partir de la fin d’avril.

Activité préparatoire : L’AFORME organise un colloque scientifique dans le cadre du Congrès de l’ACFAS. Intitulé Regard multidisciplinaire sur la formation d’un professionnel en milieu de pratique, il sera préparatoire au colloque de novembre. Il se tiendra les 9 et 10 mai à l’Université de Sherbrooke. La programmation de ce colloque peut être consultée à l’adresse suivante : http://www.acfas.net/programme/c_79_526.html